Présentation de la commune

 

Saint-Antoine, commune de 450 hectares dont 95 de forêt, se situe entre 958 et 1104 mètres d'altitude.

Dès la fin du 11ième siècle, les moines de l'abbaye du Mont-Sainte-Marie ont entrepris le défrichement de la région.
La présence d'une chapelle dédiée à Saint-Antoine est signalée à l'histoire dès l'année 1309.
Mais à cette date, Saint-Antoine s'appelle encore Rougebief, du nom du ruisseau qui limite, au sud, l'actuel territoire avec les communes de Métabief et des Longevilles Mont d'Or.
L'actuelle église, construite dès le milieu du XVIe siècle, bien que modeste, présente un intéressant maître-autel retable en bois sculpté du XVIIIe siècle.

Dès sa fondation, Saint-Antoine a une vocation rurale où culture et élevage sont étroitement associés malgré l'altitude et les aléas climatiques.
L'agriculture s'est considérablement modifiée car les cultures ont disparu progressivement pour laisser place à l'élevage laitier.
Actuellement six exploitations agricoles ont permis de conserver le fonctionnement de la coopérative de fromagerie en transformant environ 1 700 000 kilos de lait exclusivement en Comté et à laquelle deux exploitants du Loutelet livrent également leur lait.
Le cheptel bovin, exclusivement de race Montbéliarde, s'élève à environ 560 têtes soit le double de la population actuelle.

Saint-Antoine compte 282 habitants (INSEE 1999).
Son évolution démographique présente un caractère irrégulier.

 
Le maximum est atteint en 1881 avec 355 habitants et ne cesse de baisser jusqu' en 1968 avec 154 habitants car souffrant comme tous les villages de l'exode rural.
La tendance se renverse depuis 1975 par l'offre du marché du travail suisse.

Se situant à proximité de la frontière suisse, de nombreuses familles sont venues s'installer au village pour travailler en territoire helvète dans le domaine de l'horlogerie, de la micromécanique et du bâtiment.

Mais on ne peut parler de Saint-Antoine sans citer son Fort.
Edifié entre 1879 et 1882, il fût baptisé Fort Lucotte en 1887 du nom d'un général de la Révolution et de l'Empire.
Désaffecté, il a été acheté à l'armée par la commune en 1965 et loué à Monsieur Marcel PETITE en 1966 pour y être transformé en caves d'affinage de Comté.
Situé à 1104 mètre d'altitude au milieu de la forêt, le Fort Lucotte abrite dans ses caves voûtées en pierre de taille, 64 000 meules de Comté dans une ambiance naturelle.
Il attire, chaque année, de plus en plus de visiteurs. (www.comte-petite.com)
La renommée des qualités gustatives du Comté affiné dans ses caves fait connaître ainsi bien loin le nom de notre village.

En matière économique, le village compte, à part les six exploitations agricoles, une boucherie, un vendeur en informatique, un cabinet infirmier et un masseur-kinésithérapeute.